Ce sont des femmes musulmanes et nées des parents immigrés et quelques unes sont blondes. Ce sont les trois côtés du triangle de la peur de Donald Trump qui n'hésite jamais à ouvrir le feu sur n'importe quel autre race.
Malgré cela tu les trouves combattantes dans leurs positions qui sont plus compétentes que leurs homologues hommes.
Ce sont trois femmes qui entrent dans une bataille acharnée pour remporter des sièges au congrès américain au novembre prochain. Une question ici qui s'impose peuvent - elle réussir à remporter de telles sièges?
La première militante est palestinienne, c'est Rachida Tlaib,
Le mardi 7 août, la démocrate a remporté la primaire de son canton, lui permettant éventuellement de devenir la première femme musulmane à siéger au Congrès américain.
L’élection pour le siège visé par Tlaib aura lieu le 6 novembre, mais la candidate de 42 ans demeure à ce jour sans opposant. Elle a réitéré sa volonté de se battre pour ses futurs constituants: “je veux que tout le pays sache que je ne suis pas à vendre”, a-t-elle déclaré, affirmant être incorruptible face aux lobbies.
Tlaib, aînée d’une famille de 14 enfants et née de parents immigrés palestiniens à Detroit, s’était déjà faite remarquer en 2008, lorsqu’elle avait été élue première femme musulmane au parlement du Michigan. Elle a notamment réussi à faire approuver des fonds pour les programmes de santé, les écoles et à repousser de grandes entreprises polluantes dans la région.
Avocate de formation, elle avait été virée d’un meeting de Donald Trump pour avoir critiqué son programme. Elle a d’ailleurs affirmé à CNN News, que l’élection de Trump avait décidé de se lancer: Son élection ”était un signal négatif envoyé aux femmes”.
A travers son trajet de lutte, elle a pu remporter plusieurs victoires à savoir hausser le minimum des salaires à 15 dollars pour une heure et améliorer le niveau sanitaire. selon le journal Independent.
Au même temps qu'affrontent les femmes et les immigrés aux attaques, ces élections comptent une étape cruciale pour la somalienne Ilhan Omar. La seconde musulmane élue à siéger au Congrès.
Classée parmi les 45 femmes « briseuses de tabous et de plafonds de verre » pour la bonne cause, dûment sélectionnées par le magazine américain, l’ancienne réfugiée somalienne à qui son regretté grand-père, Baba Abukar, transmit très tôt le virus de la politique, au sens noble du terme, est le premier visage féminin d’une série intitulée « Firsts » qui en présentera 12 au total.
La première parlementaire musulmane à siéger sous la coupole du Capitole, est une consécration d’autant plus marquante qu’elle fait un joli pied de nez au retour en force du suprémacisme blanc et du racisme sous toutes ses formes chez l’oncle Sam…
Sur le long chemin qu’elle a parcouru, depuis son enfance passée à fuir la guerre civile en Somalie, passant d’un camp de réfugiés à un autre, avant de graver son nom dans l’histoire de la politique américaine, la digne représentante des sans-voix et sans-grades du Minnesota, sa terre d’asile, aura fait tomber bien des barrières au fur et à mesure de son irrésistible ascension sur la scène publique.
Fayrouz Saad venait de commencer l'université lorsque deux avions ont frappé le World Trade Center le 11 septembre 2001.
Enfant d' immigrés et musulmane pratiquante, Mme Saad a grandi dans la ville américaine a forte communauté arabe de Dearborn, dans le Michigan. Jusqu'à ce point, a- t-elle dit, elle n'avait personnellement ressenti aucun harcèlement ni discrimination. Mais ses parents, qui avaient immigré du Liban environ 40 ans plus tôt, étaient soucieux.
Maintenant âgée de 34 ans, elle espère porter ce combat aux plus hauts niveaux de la politique américaine. Elle se dirige vers le Congrès dans le 11e arrondissement du Michigan, dans l'espoir de remplacer le représentant des hommes blancs, masculin et républicain au bureau - Dave Trott. Si elle réussit, elle sera la première femme musulmane à servir au Congrès américain.
Le challenge est particulièrement symbolique sous l'ère de Trump, sous un président qui avait précédemment promis d'interdire tous les musulmans du pays. Mme Saad dit souvent qu'elle ne veut pas faire de "la campagne anti-Trump" et préfère se concentrer sur ses propositions et ses valeurs politiques. Mais, elle admet que "beaucoup de choses pour lesquelles je me bat, beaucoup de choses que je veux voir changé, et une partie de ce qui m'a poussé à courir, c'est de se battre contre son agenda".